Ces chimères, rêveries fantastiques, interrogent sur la nature du vivant, tour à tour familier ou méconnu, rassurant ou extraordinaire, sur l’illusion, sur la vérité.
En travaillant sur les analogies que le végétal peut avoir avec certains insectes, j’essaie de rendre ce végétal étrange et fantastique. Ce fantasme consiste à hybrider une nature onirique avec le monde qui m’entoure et métisser un univers quotidien avec une utopie végétale.

« Comme s’il existait une sorte de mimétisme entre les formes de la forêt et celle des êtres qui y habitent, ceux-ci finissent par subir une métamorphose végétale »
Marcel Brion.

Comme le dit Marcel Brion, l’un des ressorts majeurs de l’art fantastique est de rendre visible l’invisible, surprendre par l’inhabituel. Les êtres et les choses, les plantes et les animaux confondent leurs formes, leurs couleurs et leurs propriétés.

L’être organique est vivant mais apparaît plus ou moins inerte, « végétatif ».
Mais il s’agit souvent d’une force insoupçonnée de la nature. La chimère naît de la crainte que cette nature devienne aussi vive et mobile que l’être animé. Autrement dit, que le végétal se retrouve déraciné et se permette une quelconque mobilité; d’où ces analogies entre le végétal, l’animal et l’insecte.

« Phalaenopsis » et « Orchidée noire » évoquent ainsi la fleur, l'orchidée, mais aussi le papillon.